Expo de mode au Jewish Museum

Mardi 4 septembre 2018

Ce matin, après un crochet par l’école pour régler quelques trucs, je me rends au Jewish Museum, non pas parce qu’il y a une expo que je veux vraiment voir, mais simplement parce que ce musée est gratuit le premier mardi du mois. Grand bien m’en a pris, l’expo qui s’intitule Veiled meanings : Fashioning Jewish Dress, from the Collection of the Israel Museum, Jerusalem présente une collection de vêtements dont les pièces représentent des communautés juives du monde entier.
Les vêtements portés par les juifs avaient comme particularité, entre autres, de servir à plusieurs occasions ; ainsi des robes de mariées pouvaient être utilisées comme parokhet (rideau fermant l’Arche sainte et dissimulant les rouleaux de la Torah), pour des tenues de fêtes ou pour des funérailles. Les broderies, contenant souvent des motifs floraux ou végétaux, comme celles sur la robe de mariée, pouvaient, une fois le vêtement passé de mode, être ôtées pour être recousues sur d’autres textiles utilisés dans les synagogues. Il en était de même des foulards, récupérés pour être attachés aux fleurons ou bâtons des rouleaux de la Torah. Ces textiles et broderies retrouvaient ainsi une nouvelle vie tout en créant un lien particulier entre les femmes de la communauté juive et les synagogues.

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De nombreux vêtements sont influencés par l’installation de communautés juives aussi bien en Europe qu’en Asie, en Afrique du Nord ou aux Etats-Unis. Ces chocs culturels mènent à la fusion de traditions locales et motifs traditionnels, créant des styles uniques, hybrides et éclectiques. Ainsi, la robe de fête grecque a une coupe très européenne – à cause de la reine Amalia de Grèce, d’origine allemande – mais les textiles sont locaux et les broderies traditionnelles des juifs byzantins. Il en est de même des robes d’Egypte et du Maroc, avec des silhouettes européennes, réalisées à l’aide de textiles locaux et ornées de broderies traditionnelles. C’est à cette occasion que j’ai appris que c’est en fait la reine Victoria d’Angleterre qui a popularisé la robe de mariée blanche ! Pour cette raison, le sari de mariage (Inde) n’est pas rouge comme le veut la tradition, mais blanc, suivant les influences européennes ! Une autre robe provenant d’Inde combine également la coupe d’une robe traditionnelle locale avec un bustier typiquement porté par les femmes juives de Baghdad. Ces traditions se perpétuent également sur les vêtements pour enfants : par exemple, la robe de bébé, créée pour une cérémonie postnatale, a une coupe européenne. Les broderies sont par contre typiques des juifs de Baghdad, avec, entre autres le « hamsa » (motif de la main) qui protège l’enfant contre le mauvais oeil.

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La dernière partie de l’exposition est consacrée aux « voiles » ou « châles ». En raison de la culture islamique locale, ces derniers sont portés à l’extérieur dans des pays comme l’Afghanistan, l’Irak ou l’Ouzbékistan. Cachant le corps et le visage de la femme, ils ont également pour but de révéler son statut ou son origine. En Irak, par exemple, les femmes juives ne portent pas la burka mais un autre type de voile noir couvrant le visage (khilliya) avec un voile ou châle pour la tête, souvent très coloré, généralement en soie et brodé.

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Bernal Heights

Dimanche 2 septembre 2018

Ce matin, après avoir paressé un peu, nous rejoignons Elif et Martijn qui habitent dans Mission District et partons pour une petite balade, histoire de mériter la grillade qui nous attend au retour.

Pour rejoindre le sommet de Bernal Heights, une des collines de San Francisco, nous suivons quelques rues bordées essentiellement de painted ladies ; deux habitations, recouvertes de fresques plutôt élégantes, ne manquent pas d’attirer mon regard.

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De Bernal Heights, nous admirons la ville. La silhouette de cette dernière a changé depuis notre arrivée, surtout suite à la construction de la Salesforce tower. Cette tour à la forme suppositoire est aujourd’hui le plus haut building de San Francisco.

Du sommet de Bernal Heights

Au retour, Martijn nous fait découvrir les dédales du quartier. Après avoir emprunté quelques ruelles serpentant à travers les maisons victoriennes et descendu quelques escaliers, nous arrivons sur César Chavez et retrouvons bien vite la maison pour une grillade bien méritée !

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Año Nuevo State Park

Dimanche 26 août 2018

Aujourd’hui, c’est le dernier jour de Vanessa et Maxime à San Francisco, avant leur départ pour l’Alaska. Comme ils ont déjà vu pas mal de choses en ville, nous décidons de les emmener le long de la côte.

Après le petit déjeuner, nous embarquons et mettons les voiles pour Año Nuevo State Park. Sur la route, nous nous arrêtons à Pigeon Point Lighthouse, un phare sis sur les hauts d’une falaise, dominant l’océan. Apparemment, les Humpback Whales sont en pleine migration mais, nous n’en apercevons aucune! Cependant, nous avons la chance de voir quelques otaries s’amusant près des récifs, sortant leurs têtes de l’eau de temps à autre.

Ensuite, nous rejoignons Año Nuevo State Park où nous faisons une petite randonnée afin de voir les éléphants de mer. Ces derniers ne sont pas très nombreux, et seuls quelques mâles paressent sur la plage, ne daignant pas se bouger le moins du monde ! Du coup, nous repartons un peu bredouilles.

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Nous ne roulons cependant que quelques minutes. Comme il fait très chaud, nous estimons que le mieux est de faire une pause à la Highway 1 Brewing Company pour déguster une de leurs bières ! Et comme Lucie semble un peu fatiguée, nous décidons que la table lui conviendra parfaitement pour une petite sieste !

Highway 1 Brewing Company

Avant de rentrer, nous faisons un dernier arrêt à Pescadero. En effet, comme à l’accoutumée lorsque nous nous baladons dans cette région, nous passons par Archangeli Grocery. Cette fois, nous ne nous limitons pas à un pain à l’artichaut et à l’ail mais deux. Autant vous dire que le premier disparaît presque entièrement sur le chemin du retour et que le deuxième est partiellement mangé à l’apéro, servi avec un petit fromage de Nicasio Reservoir. Et comme dessert, nous dégustons une pie aux cerises et autres fruits rouges, de chez Archangeli également. Cette dernière est absolument parfaite : pas trop sucrée, l’acidité des fruits est parfaitement bien balancée !

Derrière Archangeli

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California Academy of Science

Mardi 21 août 2018

Ce matin, avec Lucie et Aline, une amie en visite du Canada, nous allons à la California Academy of Science. Comme c’est la « Xième » fois que j’y vais depuis que nous sommes membres, je choisis de ne vous montrer que deux créatures marines que je trouve particulièrement élégantes, le tube anemone, un genre de cérianthe et la sea nettle, un type de méduse. Je dois dire que cette dernière me fascine de par sa légèreté et souplesse !

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Mission

Dimanche 19 août 2018

Aujourd’hui, nous emmenons Maxime et Vanessa à la découverte des fresques de Mission District. Même si nous les avons vues et revues, c’est toujours un plaisir de retourner se balader dans le quartier, pour les admirer d’un nouvel oeil ou en découvrir de nouvelles. Nos pas nous portent de Balmy Alley à Clarion Alley, non sans faire un détour par le Women’s building ; nos yeux naviguent de droite à gauche, observant façade d’églises, de restaurants, d’écoles, d’habitations ou portes de garage ; et nos appareils photos font « clic clac » au gré de nos coups de coeur.

Je vous laisse découvrir le diaporama suivant pour les clins d’oeil du jour. Prenez le bus 14 pour traverser Mission, envolez-vous avec des colibris, pleurez avec une femme hispanique dont le mari est parti travailler en Californie, souhaitez un joyeux anniversaire à qui de droit, manifestez avec la communauté qui demande, entre autres, des loyers à prix abordables, joignez-vous à un groupe de femmes arborant de fameux slogans comme Resist, Black Live Matters, Free Palestine ou Water is life. Sur cette dernière fresque, on peut d’ailleurs voir, grâce à une photographie scotchée à côté d’un portrait, que l’artiste s’est bien inspiré de personnages réels !

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Et une des fresques a particulièrement attiré mon attention aujourd’hui. Elle est inspirée du livre Max et les Maximonstres (Where the wild things are pour le titre en anglais) de Maurice Sendak, que Lucie a reçu de la part d’un élève et de sa famille. Les couleurs sont légèrement différentes et, dans le livre, à côté de l’illustration, on peut lire « Un océan gronda. Il portait un bateau qui attendait Max. Alors Max fit voile ; il navigua jour et nuit. ». Ici, le texte, à caractère un peu plus politique, se trouve sur le drapeau du bateau : « Don’t waste water and keep it clean because across the water is where we find the wild things ».

Max et les maximonstres – Where the wild things are

Evidemment, se balader à Mission, ce n’est pas uniquement admirer les fresques, c’est aussi faire attention à de petits détails. Regardez !

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Telegraph Hill, Fisherman’s Wharf & Anchor Brewing Company

Samedi 18 août 2018

Hier soir, Vanessa et Maxime sont arrivés de Suisse pour un périple les menant de San Francisco à Fairbanks. Les retrouvailles, bien arrosées, se font dans la joie et la bonne humeur.

Le samedi matin, après un bon petit déjeuner, nous partons faire un peu de tourisme. Nous nous garons tout d’abord en bas de Telegraph Hill. Nous décidons de rejoindre la fameuse Coit Tower par les Greenwich steps. Ces escaliers, en plus d’offrir des paysages spectaculaires, nous font découvrir un jardin secret. Özgür y aperçoit une petite enveloppe Thank you. Par curiosité, il l’ouvre afin de lire son contenu. Il y fait mention de « bons moments », sur lesquels nous ne manquons pas de supputer. Du sommet de la colline, nous admirons le fog qui déroule son manteau gris sur l’ouest de la ville puis rejoignons l’entrée de la tour pour une visite guidée des fresques. C’est super intéressant car la guide nous ouvre les yeux sur de petits détails auxquels nous n’aurions pas forcément prêtés attention. Par exemple, dans la fresque de John Langley Howard, la division des classes est clairement exprimées à travers les riches passagers d’une limousine avec chauffeur debout à côté d’une tente occupée par des personnes survivant à peine à la Grande Dépression. Dans d’autres fresques, nous découvrons un portrait de Diego Rivera, une étoile juive sur le bandeau d’une serveuse ou encore le symbole de la NRA sur un cageot d’oranges.

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Après cela, nous découvrons d’autres fresques, accessibles au public uniquement lors de ces visites guidées. Par opposition aux fresques du rez-de-chaussé, à caractère social, qui dépeignent industrie et commerce ainsi qu’un peuple à la mine sombre qui essaie de survivre à la Grande Dépression, celles-là ont pour thème « la récréation ». Les fresques de la cage d’escalier, réalisées par Lucien Labaudt, offrent un panorama de Powell street le jour de Pâques 1934. Tout le monde semble habillé pour un défilé de mode, c’est absolument incroyable. Celles du couloir, à l’étage, présentent différents sports et activités récréatives. Enfin, celles de la pièce du haut, radicalement différentes, réalisées par la française Jane Berlandina, s’intitulent home life. On peut y voir une maman préparant une tarte avec ses filles, des couples dansant au son du piano et de la guitare ou encore des adultes jouant aux cartes.

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Après cette visite des plus intéressante, nous empruntons Filbert Steps et rejoignons le Fisherman’s Wharf où nous dégustons une clam chowder de chez Boudin. Pour parfaire notre balade touristique, nous nous arrêtons au Musée Mécanique, allons écouter – et sentir – les otaries de Pier 39 et, une fois de retour à la voiture, empruntons la sinueuse Lombard Street.

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Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Anchor Brewing Company, une brasserie située au coeur de Potrero Hill. Fondée en 1896 par le brasseur allemand Gottlieb Brekle, elle a une histoire rocambolesque. Elle sera vendue et rachetée plusieurs fois, détruite par le séisme de 1906, fermée de 1920 à 1933 à cause de la Prohibition, entièrement brûlée lors d’un incendie en 1934, et fermée en 1959 puis 1965 pour des raisons financières. C’est Fritz Maytag, fervent adepte de leurs bières, qui la sauvera définitivement en rachetant d’abord 51% des parts puis le reste, promouvant quelques bières distinctives et organisant une bonne campagne de marketing. En 1979, il déplace la brasserie à son emplacement actuel, dans une ancienne usine de torréfaction de café datant de 1937. Aujourd’hui, la brasserie appartient à Keith Gregor et Tony Foglio, qui maintiennent la tradition, brassent toujours les bières les plus célèbres tout en innovant et proposant des bières de saison comme celle aromatisée au citron, fruitée et légère !

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Mussel Rock

Samedi 4 août 2018

Aujourd’hui, après avoir fait quelques courses, nous nous rendons au bord de l’océan pour une petite balade. Comme nous ne voulons pas aller trop loin, nous décidons de découvrir Mussel Rock, un tout petit parc au sud de Daly City.

Ce n’est qu’après quelques recherches que j’ai découvert que cet endroit est non seulement le point d’entrée dans l’eau de la faille de San Andreas, mais également l’épicentre du séisme de 1906 qui a détruit San Francisco.

Mussel Rock est en fait un horse, un type de rocher séparé des autres blocs environnants par une faille sismique. Je ne sais pas d’où vient son nom – il est impossible de voir à distance s’il est recouvert de moules – mais en tout cas, il est blanchi par les cailles des mouettes et cormorans.

Mussel Rock

Nous y découvrons également Tobin’s Folly. Il s’agit d’un tunnel qui a été construit par Richard Tobin, cofondateur de l’Hibernia Bank afin de relier sa retraite de Rockaway Beach à San Francisco. La route et le tunnel, datant de 1874, ont été rapidement abandonnés suite aux tempêtes et le tremblement de terre de 1906 a presque entièrement détruit ce qu’il en restait, n’en laissant qu’une petite portion visible.

Tobin’s Folly

Le lieu est agréable, l’air marin vivifiant et c’est un plaisir que d’admirer les parapentes qui y décollent ainsi que les fans de modèles réduits !

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