Ahmad Jamal au Davies Symphony Hall

Mercredi 6 juin 2018

Hier soir, nous sommes allés au concert d’ouverture du festival de jazz de San Francisco au Davies Symphony Hall pour écouter la légende vivante du jazz, le pianiste Ahmad Jamal. C’est son premier concert après une pause de 3 ans…. et probablement dans les derniers vu son grand âge (88 ans). Il est accompagné du batteur Herlin Riley, du contrebassiste James Cammack et du percussioniste Manolo Badrena. Le concert est absolument fabuleux et ils reviendront deux fois sur scène pour des bis !! Pour vous faire une petite idée de ce que le quartett a joué, vous pouvez écouter, en cliquant sur le lien, les morceaux Poinciana et One.

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Fruits picking

Dimanche 3 juin 2018

Après avoir passé le samedi à flemmarder et à lézarder au soleil à Baker Beach, nous profitons du dimanche pour aller à Brentwood avec des amis et cueillir des fruits de saison. Nous commençons par les fraises car ces dernières se font plus rares. Nous avons vraiment bien fait, d’une part, car nous avons pu choisir parmi les plus jolies, d’autre part car les températures, déjà caniculaires, ne feront qu’augmenter au fil de la journée ! Nous continuons par les cerises et testons celles d’un autre producteur. Elles sont tout aussi bonnes, mais bien souvent accessibles qu’à l’aide d’échelles. Finalement, nous dénichons un agriculteur qui apparemment propose des pêches, nectarines et abricots. Nous sommes très contents, mais vite déçus : seules les pêches sont disponibles. Qu’importe… Nous trouvons tout d’abord un petit espace ombragé histoire de casser la croûte puis cueillons quelques kilos de pêches. Après cela, températures caniculaires aidant (35°C), nous rejoignons nos pénates !

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Magritte au SFMOMA

Aujourd’hui, après avoir feignassé durant la matinée, nous partons au SFMOMA pour l’exposition du peintre surréaliste René Magritte (1898-1967) intitulée The Fifth Season et présentant des œuvres des années 50 et 60, une période durant laquelle il a complètement abandonné le style classique qu’il avait à ses débuts pour des œuvres plus lumineuses, plus mystérieuses et plus complexes.

Magritte débute sa carrière de surréaliste dans les années 1920-30 et continue à peindre durant l’occupation allemande de 1940 à 1945. A partir de 1943, il rompt avec le courant surréaliste traditionnel pour « Le surréalisme en plein soleil » (1943-1947), avec des couleurs plus lumineuses et des sujets plus légers pour réagir à la tension oppressante due à l’occupation allemande. Il s’inspire de la technique des impressionnistes dont il reprend la touche aérienne, vive et colorée, comme dans La moisson où les couleurs saturées effacent le potentiel érotique de la scène. Cette période artistique étant fortement contestée et peu appréciée, Magritte commence sa période « vache » où il s’inspire de caricatures et bandes dessinées pour réaliser des huiles et gouaches. Les couleurs sont criardes et les coups de brosses plus nerveux. C’est très clair dans La famine, où l’artiste fait référence à la pénurie de nourriture durant la guerre et l’après-guerre. Ce mouvement artistique n’ayant pas plus de succès, il retrouve son style d’antan. L’œuvre Le galet est également intéressante car il est impossible de déterminer où se trouve la femme à la pose érotique : est-elle au bord de la mer comme le suggèrent les vagues et le sable ou se trouve-t-elle dans une salle de bain comme semblent l’indiquer les catelles ?

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L’artiste s’intéresse également au « tableau dans le tableau ». L’originalité réside ici dans la superposition d’un tableau situé dans une pièce et la vue d’un paysage réel que l’on voit par la fenêtre. La fenêtre perd ici son symbole de « transparence ». En effet, bien que le spectateur ait l’impression de savoir ce qui se trouve derrière le chevalet, comment savoir si c’est vrai ? Le chevalet et le tableau obstruent la vue : le peintre provoque l’illusion. Dans l’œuvre Le monde des images, le coucher de soleil est à la fois intérieur et extérieur, peint et réel, préservé pour le futur et présent.

Magritte est aussi très connu pour représenter des objets du quotidien. Cependant, de par leur gigantisme, ces formes hypertrophiées deviennent énigmatiques et perdent leurs fonctions pratiques pour créer une sorte de « danger », bloquant la vue du spectateur.

A la fin de sa carrière, l’artiste réalise de nombreuses gouaches ainsi que des dessins à l’encre. Ces techniques, nettement moins coûteuses que l’huile, sèchent plus vite, ce qui lui permet de produire plus vite.

Magritte est également fasciné par les chapeaux melon qui se retrouvent dans ses œuvres depuis les années 1920. Cette obsession vient des histoires de détectives qu’il affectionnait particulièrement. C’est vrai que si l’on pense au Commissaire Maigret ou à Hercule Poirot… L’artiste, qui en portait régulièrement un, en fera un de ses éléments fétiches dès les années 1960, contribuant à ancrer le chapeau melon – symbole de la respectabilité – dans l’imaginaire belge.

A la fin des années 1950, Magritte se trouve une nouvelle audience et réalise des œuvres sur commande, dont  Le Domaine enchanté, une série de fresques pour la salle du casino belge de Knokke le Zoute. Pour cette immense fresque narrative, Magritte s’inspire d’anciens symboles qu’il combine  avec de nouvelles idées, comme les fonds aux motifs géométriques. Pour préparer la commande, il réalise 8 gouaches et 8 peintures à l’huile, des œuvres d’art à part entière !

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Un certain nombre d’œuvres de Magritte portent le titre L’empire des Lumières. Les tableaux dépeignent l’image paradoxale d’une maison, la nuit, avec des fenêtres illuminées et un lampadaire, le tout sous un ciel de jour. La première de ces œuvres mystérieuses date de 1949 et la dernière sera réalisée peu avant sa mort. Chaque œuvre, unique, varie de par ses proportions, son cadrage, les nuances de couleur ou les techniques.

La dernière salle d’exposition présente des œuvres révélant les associations inconscientes de l’artiste. L’oiseau dans Le baiser ou Le retour ne semble pas peser plus lourd qu’une plume et symbolise la liberté. Et dans La grande famille, il semble même intangible ! Au contraire, un roc énorme, solide et inerte, représente l’opposé, le sol. Ainsi, dans Le monde invisible, le bloc, doté de gravité humaine, semble être le protagoniste principal de l’œuvre. Finalement, dans le tableau Le domaine d’Arnheim, l’artiste réconcilie ces deux antagonistes avec son aigle-montagne.

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L’exposition est absolument superbe et je pense que je retournerai y faire un tour !

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Stawberries & Cherries picking

Samedi 12 mai 2018

Aujourd’hui, profitant d’une véritable journée estivale, nous décidons d’aller cueillir des fruits de saison du côté de Brentwood, une petite ville réputée pour la culture des fraises, cerises et pêches.

Nous commençons par la cueillette des fraises, dont la saison touche à sa fin. Armés de deux cartons, nous nous dirigeons vers le champ. La récolte est extrêmement rapide : les fraises sont facilement accessibles, mûres à point…. et nombreuses. Je pense qu’en une trentaine de minutes, nous amassons pas moins de 5 kilos que nous mettons rapidement au frais dans la glacière, à l’abri du soleil.

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Pour les cerises, nous commençons par éliminer les exploitations qui nous semblent trop industrielles et trouvons finalement un producteur qui nous convient. Avec notre seau, nous rejoignons l’autre bout du champ – où il y a moins de monde – et commençons notre cueillette. Histoire d’être sûr de choisir de bonnes cerises, Özgür ne se prive pas de les tester !

Une magnifique cueillette… et maintenant, nous nous délectons de ces fruits tout frais que nous avons cueillis !

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East Bay

Dimanche 6 mai 2018

En fin de matinée, nous partons dans l’East Bay pour profiter du soleil. Nous commençons par un petit tour dans Tilden Regional Park, situé sur les hauts de Berkeley et Oakland. N’ayant pas vraiment prévus de faire une randonnée, nous n’avons pas nos chaussures de marche et nous contentons de faire un petit tour de Lake Anza. Et comme j’ai été très paresseuse, j’ai porté l’appareil mais pas fait de photo.

Après cela, nous partons pour le Botanic garden de Berkeley, Oakland et Orinda. Ce jardin botanique vaut le détour, non seulement pour la découverte des plantes natives de Californie mais aussi pour la beauté et le calme du lieu et les grenouilles de l’étang. Parmis les plantes les plus intéressantes, je nomme, le California Rose-Bay, un genre de rhododendron, pour ses fleurs roses et blanches, le douglas iris pour sa délicatesse, le yellow skunk-cabbage (Lysichiton américain) pour son odeur qui est la même que la moufette et une autre fleur dont je n’ai malheureusement plus le nom.

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Et avant de rejoindre nos pénates, nous décidons de passer par Berkeley, où nous profitons du soleil de fin d’après-midi !

Avant de descendre sur Berkeley

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Cinco de Mayo & Lowriders

Samedi 5 mai 2018

Aujourd’hui a lieu le Cinco de Mayo, une fête qui commémore la bataille de Puebla du 5 mai 1862. Cette bataille a vu s’opposer l’armée française (Napoléon III voulait imposer la domination française dans l’ancienne colonie espagnole), aidée des conservateurs mexicains aux forces du gouvernement libéral de la république mexicaine, dirigées par le Général Ignacio Zaragoza. Défaits, les conservateurs et les troupes françaises se retireront sur Veracruz. Au Mexique, cette fête est essentiellement célébrée dans l’Etat de Puebla, où il s’agit d’un jour férié. Aux Etats-Unis, la célébration est nettement plus populaire et existe depuis 1836.

A cette occasion, une partie de Valencia street est fermée. Nous avons la chance de voir deux scènes où se produisent des danseuses mexicaines, mais pour le reste, il n’ y a pas grand chose à voir ou à faire : quelques stands de nourriture, deux stands d’artisanat et d’autres à des fins promotionnelles.

Nous combinons cette petite virée avec une manifestation présentant des Lowriders. Ces voitures, « roulebas » en français, ont un système de supsension modifié afin de pouvoir monter et descendre sur leurs roues et avancer à ras terre. Elles sont réalisées partir de modèles de voitures anciennes, dont les mythiques Chevrolet Impala ou Buick Regal. Elle ne sont évidemment pas faites pour la vitesse mais bien pour rouler doucement tout en se pavanant ! Pour information, le Lowriding a été inventé par les chicanos (personnes originaires du Mexique vivant aux Etats-Unis) avant d’intéresser la jeunesse afro-américaine qui l’identifiait comme un symbole de luxe et de liberté.

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Fitzgerald Marine Preserve & Devil’s Slide

Dimanche 29 avril 2018

Aujourd’hui, nous partons en direction de l’océan pour prendre l’air et nous arrêtons à Fitzgerald Marine Preserve, situé au sud de Pacifica. Nous réalisons rapidement que nous n’arrivons pas aux bonnes heures pour profiter de la marée basse. Cependant, après avoir papoté avec un volontaire, nous apprenons que les harbor seals (phoques communs) et leurs petits nés en février sont bien visibles depuis les falaises. Nous faisons donc une balade pour observer ces derniers d’en-haut et passons un moment à apprécier le spectacle. Plus tard, nous rejoignons une petite plage déserte. Bien que la marée descende, il est bien trop tôt pour faire du tide-pooling et explorer la vie marine – apparement, on peut même voir de petits poulpes et des étoiles de mer ! Du coup, nous nous contentons des algues, coquillages et débris de crustacés échoués sur la plage !

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Après cette petite balade, nous partons faire un bout de Devil’s Slide Trail. Il s’agit de l’ancienne Highway 1, fermée aux véhicules depuis 2013 en raison de trop nombreux glissements de terrain et chutes de pierre. Aujourd’hui, l’ancienne route est ouverte aux randonneurs et cyclistes. Et les quelques bancs aménagés le long du chemin sont absolument parfaits pour un petit pique-nique et profiter du soleil !

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